KINSHASA, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO / MENA Newswire / — L' Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé 507 nouveaux cas confirmés d'Ebola et 88 décès en République démocratique du Congo et en Ouganda. Ce bilan, publié dans le dernier bulletin quotidien, dépasse le chiffre précédent de 471 cas confirmés. L'épidémie est due à la maladie à virus Bundibugyo, une forme de la maladie à virus Ebola. Les autorités sanitaires ont confirmé l'épidémie en mai, suite à l'apparition de foyers épidémiques dans l'est du Congo et en Ouganda. Les équipes de santé publique assurent le suivi des cas confirmés, des cas suspects, des décès, des guérisons et des personnes ayant été en contact avec des malades.

Le tableau quotidien de l'OMS fait état de 488 cas confirmés et de 86 décès en République démocratique du Congo, selon les données arrêtées au 5 juin. Il recense également 119 cas suspects et neuf guérisons dans le pays. Les autorités attribuent la forte concentration de cas aux provinces de l'est, notamment l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. De précédentes mises à jour régionales de l'OMS situaient la zone la plus touchée en Ituri. Bunia, Rwampara, Mongbwalu et Nyankunde figurent parmi les zones sanitaires affectées.
L'Ouganda recense 19 cas confirmés, deux décès et quatre guérisons selon le dernier bulletin de l'OMS. Le ministère ougandais de la Santé n'a signalé aucun cas suspect dans ce rapport quotidien. Des bulletins précédents de l'OMS faisaient état de cas à Kampala et à Wakiso. L'OMS a établi un lien entre les risques d'exposition et les établissements de soins ainsi que les déplacements transfrontaliers en provenance du Congo. Ces chiffres situent l'épidémie d'Ebola dans deux pays d'Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.
Les cas confirmés remplacent les totaux de cas suspects précédents.
Le nombre de cas a évolué suite aux analyses de laboratoire et à la reclassification de cas suspects par les autorités. L'OMS précise que ces chiffres pourraient faire l'objet d'une révision rétrospective. Les données quotidiennes proviennent du précédent rapport de situation publié par le centre des opérations d'urgence de santé publique du Congo. Le taux de létalité des cas confirmés s'élevait à 17 % lors de la dernière mise à jour. Ce taux était de 18 % au Congo et de 11 % en Ouganda. Le tableau fait également état de 13 guérisons dans les deux pays.
L’OMS indique qu’il n’existe aucun vaccin homologué ni traitement spécifique contre l’espèce Bundibugyo . Des traitements candidats sont toujours en cours d’évaluation. Les équipes soignantes traitent les symptômes, isolent les patients et recherchent les contacts afin de limiter la propagation du virus. L’agence précise qu’elle apporte son soutien à la République démocratique du Congo (RDC), au traçage des contacts, aux soins cliniques, à la fourniture de matériel, à la mobilisation communautaire et à la préparation des frontières. La riposte comprend également la confirmation en laboratoire, la prévention des infections et la mise en place de centres de traitement dans les zones touchées. Ces actions constituent le cœur de la réponse de santé publique à la maladie à virus Ebola.
La réponse se concentre sur le dépistage et les contacts
Le directeur général de l'OMS a conclu le 17 mai que l'épidémie répondait aux critères d'une urgence de santé publique de portée internationale. L'agence a évalué le risque à un niveau très élevé au niveau national, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial. Elle a souligné la nécessité d'accélérer les tests et de renforcer le suivi des contacts. Elle a également relevé l'insécurité, les déplacements de population et la mobilité des populations comme autant de défis pour le traçage des contacts en République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires se sont également efforcées d'accroître les capacités de diagnostic dans les zones prioritaires.
Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et l'OMS ont lancé un plan continental de préparation et de riposte à Ebola d'une durée de six mois, doté d'un budget de 518 millions de dollars, couvrant la période de juin à novembre 2026. Ce plan cible les pays touchés et à risque en matière de surveillance, de dépistage, de contrôle des infections, de prise en charge des cas, de logistique et de communication publique. Il prévoit également une coordination aux frontières pour la maladie à virus Ebola causée par le virus Bundibugyo. Le nombre de cas confirmés montre que l'épidémie a dépassé le précédent bilan de 471 cas. Les agences sanitaires continuent de publier quotidiennement les chiffres au fur et à mesure que les laboratoires analysent les échantillons.
L’article « L’OMS signale 507 cas d’Ebola au Congo et en Ouganda » est paru initialement sur Emirates Echo .